Le commerce en ligne figure parmi les rares activités à ne pas connaitre la crise : le chiffre d'affaires des sites internet français a grimpé de 25% en 2008 par rapport à 2007, pour s'établir à 20 milliards d'euros. Pour autant une marque ou une enseigne dont ce n'est pas le métier peut avoir beaucoup de problèmes avec la technologie, le marketing, les centres d'appel et la logistique liés à un site internet. Le relationnel avec le client n'est pas le même dans le monde virtuel et le monde physique. Il y a tout un savoir-faire à avoir dans la fidélisation, les livraisons, le suivi du parcours client tout au long de l'achat, la constitution de la base de données. Du coup, une poignée de sociétés spécialisées dans le "commerce délégué" comme Inspirational Stores Group, Tootmark ou Mix Commerce proposent de créer et gérer les sites internet de marques et enseignes. Elles tentent aussi de relancer les sites qui n'arrivent pas à attirer des clients et perdent de l'argent. Les boutiques en ligne des sociétés de prêt-à-porter Antik Batik, Aigle et Kookaï, des maroquiniers Lamarthe et Le Tanneur ou de La maison de la truffe et Labeyrie sont ainsi gérées par ces sociétés à 100%, de la gestion des stocks, aux paiements sécurisés, en passant par la livraison et le services après-vente, la relance des clients, l'analyse de la base de données de la clientèle. En guise de rémunération, elles perçoivent en général une commission sur le chiffre d'affaires réalisé. La moitié des sociétés qui sollicitent leurs services avaient une activité en ligne qui n'était pas rentable. Dès les premiers mois leur activité est multipliée par quatre, ce qui permet d'atteindre des volumes où on peut générer des marges. Les promesses sont alléchantes: Mix Commerce promet une activité à l'équilibre au quinzième mois d'activité du site, Inspirational Stores table sur une rentabilité dans les deux à trois ans, Brandonline fait miroiter un triplement du chiffre d'affaires en trois ans. Elles-mêmes ne sont cependant pas rentables et se donnent quelques années avant de voir leurs premiers bénéfices.