Les coraux abritent un tiers des espèces marines, leur disparition serait donc une réelle catastrophe pour la bio diversité.
Ils protègent aussi les côtes des raz-de-marée et l'élévation du niveau de la mer remet en cause cette fonction protectrice.
Ce sont des organismes qui ont un squelette calcaire, directement menacé par l'acidification des océans. Une bonne partie des rejets accrus de CO2 dans l'atmosphère y est recyclée faisant ainsi passer le pH de l'eau de mer de 8,2 avant la révolution industrielle à 8,1 aujourd'hui. On s'attend à ce qu'il descende jusqu'à 7,8 à la fin du siècle. Le corail vit en symbiose avec une algue unicellulaire qui, si elle meurt à cause du réchauffement de 2°C ou 3°C de la température de l'eau, finit par supprimer le récif coralien après qu'il ait blanchit.
Environ 40% des récifs coraliens, principalement situés dans l'océan Indien et dans les Caraïbes, sont déjà plus ou moins dégradés, tandis que 10% sont irrémédiablement perdus.
Les 50% restants sont menacés à plus ou moins longue échéance par le réchauffement climatique.
La destruction des coraux entraîne la prolifération d'une algue, Gambierdiscus toxicus, qui rend les poissons toxiques : ceux qui les mangent attrapent la ciguatera, vulgairement appelée la gratte, une maladie qui provoque vomissements, douleurs et modifications des sensibilités.