En rejetant l'idée de l'installation de nouvelles lignes de tramway comme c'est le cas actuellement au moins au Havre et à Paris, je ne manque jamais d'attirer l'attention sur moi. L'idée communément reçue qu'une ligne de tramway en ville favorise la circulation des personnes de façon écologique me fait sortir de mes gonds. Certes je préfère rouler en vélo derrière un tram qu'un bus. C'est d'ailleurs parce que j'ai déjà roulé de cette manière derrière un transport en commun diesel que je n'aime pas les bus, non plus. Pour moi le principe du transport c'est d'aller du point A au point B dans les meilleures conditions possibles, à toute heure et finalement quel que soient les points A et B.
C'est donc le taxi qui répond à cette définition me direz-vous. Oui mais non : le taxi pollue. Pas seulement en énergie diesel, mais aussi en énergie humaine. 1 taxi = 1 chauffeur ce qui finalement n'est pas très efficace car le chauffeur lui aussi doit être nourri et logé. Donc si on fait le bilan carbone du taxi, en incluant l'alimentation du moteur et de l'être humain qui conduit, on se retrouve avec une aberration écologique.
La solution doit donc provenir du troisième millénaire : la voiture électrique automatique. C'est un taxi où le chauffeur est tout simplement remplacé par un ordinateur, et le moteur thermique est évidemment remplacé par un moteur électrique, avec récupération d'énergie au niveau des freins et tout le toutim.
En réinventant la voiture, à l'origine de la quasi totalité de la pollution de nos viles, on réinvente aussi la ville, donc la vie. On crée de nouvelles formes plus pratiques et conviviales, à 2, à 4, à 6 ou 12 s'il le faut. Le véhicule est constamment disponible et opérationnel car il provient d'un pool entretenu et géré un peu comme les vélibs, bien que le véhicule sache se recharger tout seul en ville. Un simple appel depuis une application iphone, et le véhicule disponible le plus proche se met au service de son client, qui, tout comme il le faisait dans un taxi, peut vaquer à ses occupations urbaines pendant qu'il est transporté au point B.
Avec un peu d'imagination on peut aussi imaginer des correspondances où le véhicule s'embarque sur une plateforme ferroviaire ou maritime pour traverser un fleuve ou se rendre dans une autre ville.
Si l'on voulait se donner la peine d'imaginer un tel système, on créerait des emplois dans un autre secteur que l'aéronautique puisqu'il s'agit bien d'un domaine nouveau, n'en déplaise au fabriquant de trams alsthom. D'ailleurs faut il rappeler qu'après la guerre 39-45 la plupart des trams avaient été démontés car on les avait finalement jugés moins modernes que les bus. Faut-il que l'histoire se répète ?
Un dernier élément noircit cependant le tableau : il faudra que l'homme admette que l'ordinateur est un bien meilleur pilote que lui...

