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Dept: Kenya / Tanzanie | Le plus haut sommet d'Afrique qui culmine à 5.895 mètres n'aura bientôt plus de neiges éternelles à cause du réchauffement climatique, de la déforestation, des précipitations trop faibles et peut être même d'une reprise d'activité volcanique.
Il y a deux ans, un Tanzanien, Faustin Meela, qui habite le village de Marangu au pied de la majestueuse montagne, n'en a pas cru ses yeux. Le glacier du Gredner sur le "Kili", qu'il avait escaladé six ans auparavant, avait disparu.
Et le pire est peut-être à venir. Le peu de glace et de neige qui restent au sommet du Kilimandjaro, mais aussi sur le Mont Kenya et les montagnes Ruwenzori (entre la RDCongo et l'Ouganda), pourraient disparaître d'ici à 20 ou 50 ans.
Les scientifiques reconnaissent manquer cruellement d'informations, en raison notamment du peu de données météorologiques locales, pour expliquer totalement la fonte des neiges sur les sommets africains.
Pour Stefan Hastenrath, professeur en études atmosphériques à l'université du Wisconsin (Etats-Unis) et expert en glaciers africains, les neiges africaines ont commencé à fondre vers les années 1880, soit au début de la Révolution industrielle.
Depuis plus d'un siècle, l'Afrique de l'Est connaît une forte diminution du niveau des lacs et une augmentation des vents d'ouest, signe d'un climat de plus en plus sec, note M. Hastenrath.
Couper des arbres réduit l'humidité dans l'atmosphère, ce qui diminue la couverture offerte par les nuages et la brume. En conséquence, les glaciers sont à la merci de vents secs et du soleil, explique un porte-parole du Mouvement de la ceinture verte, Fredrick Njau.
Ce mouvement, qui a été fondé par le prix Nobel de la paix 2004, la Kényane Wangari Maathai, lutte contre la déforestation. Il a lancé le mois dernier un projet de deux millions de dollars (1,56 million d'euros) pour replanter des arbres sur les pentes du Mont Kenya (5.199 mètres), deuxième plus haut sommet d'Afrique, en partie pour stopper la fonte des neiges.
Les glaciers ne sont pas seulement splendides, ils sont aussi vitaux pour
l'approvisionnement en eau.
"D'ici à 2025, environ 480 millions de personnes en Afrique habiteront des régions où l'eau manquera ou sera sévèrement limitée", selon un rapport de l'ONU.
Alors que le temps presse, un professeur en géologie à l'Université de
Londres, Evan Nisbet, a proposé de recouvrir le sommet du "Kili" d'un immense drap pour le protéger du dégel. Une idée qui, pour beaucoup, ne tient pas la route.
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Posted by Baptiste Cadiou. Approved on Monday November 13, @04:05PM [M] |
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